Du manque, et de ses petits désagréments. *ou* Bon courage, mon chéri.

Les relations à distance, c’est pas trop mal. Généralement, ça prouve qu’on “tient”. Qu’on vaut le coup. Et dans mon cas, qu’on peut aimer l’autre même s’il est loin, et ne pas tomber dans les bras du premier couillon pour pallier son manque affectif. L’amour, tout ça tout ça, vous connaissez la rengaine. Ouais c’est bien mignon. Mais c’est pas comme s’il n’y avait que le manque purement émotionnel, les sentiments tous roses, l’Amour qui fait que “quand un être nous manque, tout est dépeuplé”.

Parce que les hormones sont des traîtresses. En tant que fille (et de ce fait, pantin de mes hormones, cqfd), j’ai droit à des petites périodes comme ça, sympas. Genre le pic, là, en plein milieu de cycle. Ouais l’ovulation stu veux. Ce truc qui fait que tu sens comme un engourdissement permanent dans le bas-ventre, comme une putain d’envie qui te tient au corps. Sachant que, bien entendu, “Tu le revois quand ton copain, Sélène?” “Oh, pas grand chose, juste dans TROIS SEMAINES.” Mon corps est fourbe.

Et puis, ça vient vite, le manque. Quelques jours et je suis déjà condamnée. C’est graduel en plus cette saleté. Genre, à la fin, une certaine envie d’arracher les yeux du moindre passant femelle (oui parce que les mâles sont regardés lubriquement pour la plupart, mais pas touche, hein). J’ai toujours été étonnée concernant le sexe : on s’en passe pendant 15-20 ans, mais après on peut plus s’en passer. Mais aujourd’hui je comprends. A l’heure qu’il est, parlez de moi de passer 17 autres années dans l’abstention et je me jette par la fenêtre ou je m’excise sur place, au choix.

Les sondages me font marrer. “Les hommes pensent au sexe en moyenne 10 fois par jour. Les femmes pensent au sexe en moyenne 3 fois par jour.” Bien sûr, les mecs sont des lapins-niqueurs, les femmes des vierges effarouchées. Je tiens à dire que si ce sont des standards, je me rapproche déjà beaucoup plus du mec. Voire du mâle en rut, niveau nombre de fois où je pense à ça par jour.

Et c’est sournois, ces ptites pensées là. On commence à s’ennuyer en cours, un ptit peu comme ça. On clôt un peu les paupières. Et là, sans prévenir, BIM. Une image de moi. En position sympa. Genre je me fais empaler, quoi. Une image que j’ai pas demandé, mais qui débarque à l’improviste. Et je me mets à voir des symboles phalliques partout. Et cette image qui continue à s’imposer à mon esprit. Bim, bim, bim. Bordel, je me fais torturer, halp. Ca c’est l’étape primaire, celle qui m’émoustille pas vraiment.

Mais après vient le pire : je commence à penser à Lui. Et à ce qu’on a fait cette fois-ci et cette fois-là. A la tête qu’il faisait quand on faisait ça comme ça. A ses mains sur moi de cette façon là. Ses petits mouvements, là comme ça, tout doucement, délicatement. Sa langue. Ses doigts. Son corps entier. Et je suis en cours, j’entends parler de constructivisme et de post-structuralisme, mais j’ai le climat de l’Amazonie dans la culotte. Chaud et humide. Et là bonne chance pour se reconcentrer.

Et ça dure comme ça des semaines. Heureusement que je le retrouve demain ;)

~ par Sélène le 28 novembre, 2008.

4 réponses to “Du manque, et de ses petits désagréments. *ou* Bon courage, mon chéri.”

  1. Bah, au moins toi tu le vois de temps en temps^^
    perso, bah… pas avant… pas avant cet été :/

    Pis vu qu’on est pas vraiment ensemble (j’ai toujours eu des relations un peu compliqués), c’est encore pire. Genre “oui je t’aime, mais là heu, t’es pas là, et pour longtemps, et y’a ma voisine là ben…”
    Et c’est réciproque, of course…
    Quand on se voit c’est l’amour à la folie, les deux semaines qui suivent c’est “tu me manques je pense trop à toi”, et après c’est “ouais salut, bien? a+” …

    Nan sérieux, les relations de couple, c’est génial, surtout à distance. :D

    Bon après, les histoires d’hormones, toussa, s’pas ma tasse de thé. Y’en a qui souffre d’excès d’envie, moi c’est plutôt l’inverse. Chacun ses problèmes^^

    En tout cas, bonne continuation sur ce blog ;)

  2. le mieux reste encore de ne pas avoir de copine ;)
    *BAff
    ok ok toi pas frappé …
    Plus sérieusement je comprend ce que tu ressens!
    [3615 mavie] ma meilleur amie est en belgique… je suis en france // même si ce n’est pas (forcément) de l’amour que j’ai pour elle (même si après tout je suis un mec avec ce que cela sous entend…) c’est une profonde amitié et le fait d’être loin d’elle me rend si ce n’est triste, en manque :!!
    [/3615mavie]

    Tient sinon au passage juste comme ça j’adore la façon dont tu parle de S*x
    :P

  3. Enfin une nana qui avoue être une salope…
    Enfin une nana qui remet “un peu” en cause les standards markétés girly pouff de chez Cosmo, inventés par des dindes de 50 ans qui se rendent compte qu’elles ne baiseront plus avant longtemps…

    Perso j’ai déjà “tenu” pendant plus de 3 ans et c’est loin d’être un sacrifice. Le sex est devenu un bien marchand comme n’importe quoi d’autre à monnayer dans une société toujours plus consumériste. Pourquoi? Parce que la vérité c’est que les gens sont incapables de se remettre en cause, sur leurs vrais besoins fondamentaux. Mais bon les 3/4 sont des animaux et n’iront jamais plus loin que leur cerveau reptilien, alors parler du mammalien… lol

    La question n’est pas comment les gens tiennent jusqu’à 20 ans. Et encore, vu la recrudescence des salopes de 14 ans; on peut aisément se demander comment elles tiennent jusque là? Loin d’être farouches, elles veulent juste se débarrasser au plus vite de leur pucelage, sans même en comprendre le sens.

    La question serait donc plutôt pourquoi coucher? Pourquoi vouloir pérenniser une espèce? Et oui le seul et unique but d’une espèce est sa survie. Si l’amour existe, c’est pour créer du lien, et si les gens couchent les uns avec les autres, c’est pour entretenir ce lien, autrement dit pour faire un enfant. Entre autre, par la montée d’ocytocine qui est l’hormone de l’attachement.

    Les gens oublient cet unique facteur primordial pour le justifier par le plaisir et ainsi de suite. La seule façon que les gens ont de s’occuper, véritablement, c’est le sexe. Sans sexe, plus rien, plus d’espèce.

    Bref, ils seraient donc de bon ton dans une société gangrénée de se remettre en cause pour savoir quel est le but de sa propre vie. Pour les 3/4 il s’agira de perpétrer l’espèce sans même comprendre le but de sa propre vie.

    Le sexe est métaphysique et beaucoup le rabaissent parce que cela les ramènent à leur vraie nature, celle d’un animal.

    Heureusement que Certaines personnes, comme Michel-Ange, ont su se remettre en cause, autrement l’humanité serait encore plus noire qu’elle ne l’est…

  4. Aaah, comme je te comprends ! Je te demandes bien poliment la permission de te citer sur mon blog !

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